« Shana », le visage que le cinéma français n’attendait plus
Premier long de Lila Pinell, prix SACD à la Quinzaine : Eva Huault, le visage que le cinéma français n’attendait plus.
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Premier long de Lila Pinell, prix SACD à la Quinzaine : Eva Huault, le visage que le cinéma français n’attendait plus.
LireUne femme croit découvrir un réseau postal clandestin en guerre secrète depuis des siècles, sans jamais savoir si le complot est réel ou s’il la rend folle. Grand roman de la paranoïa, par Pynchon.
Lire1866 : sous un contrat léonin, Dostoïevski dicte ce roman en vingt six jours à une sténographe de vingt ans qu’il épousera. L’histoire d’Alexeï, de Polina et de la roulette de Roulettenbourg. La radiographie la plus exacte de l’addiction jamais écrite.
LireDeux grandes reporters du Monde enquêtent sur douze dynasties françaises, Arnault, Bolloré, Bouygues, Pinault, Bettencourt, au moment où le pouvoir se transmet par le sang. Albin Michel, 2022. Le capitalisme français comme drame de famille balzacien.
LireRomain Gary, deux Goncourt sous deux noms, une vie à refuser l’assignation identitaire. À dix sept ans, Maria Pourchet y a trouvé sa vocation. Elle lui écrit vingt huit lettres. Équateurs / France Inter, 2026. Une leçon de liberté.
LireEn plein #MeToo, l’homme qui a prédit la chute de l’URSS retourne le discours dominant : l’émancipation des femmes est déjà faite, et bascule en matridominance. Quatre cents pages d’anthropologie comparée, frontales et contestées. À lire l’esprit critique armé.
LireLos Angeles, décembre 1941, vingt trois jours autour de Pearl Harbor. Ellroy ouvre son second quatuor de Los Angeles : sept cents pages où l’internement des Japonais américains sert de couverture à la corruption. Le polar comme tragédie nationale.
LireEntre sept et quatorze ans, Neige Sinno est violée par son beau père. Elle en fait une enquête sur l’impossibilité du témoignage. P.O.L, Femina et Goncourt des lycéens 2023. La victime tient le scalpel et le retourne contre la littérature.
LireParu le 7 janvier 2015, jour de l’attentat de Charlie Hebdo. On l’a cru islamophobe : c’est un roman sur un Occident si fatigué qu’il désire sa propre soumission. Flammarion, 320 pages, 345 000 exemplaires en un mois.
LireDix articles de 1920 à 1924, en direct de la montée du Duce : Gramsci nomme le fascisme comme arme de la bourgeoisie déclassée, avant tout le monde. Grasset, Cahiers Rouges, 2025. Les symptômes qu’il repère sont intacts un siècle après.
LireUn ancien patron de Google Chine et un romancier de science fiction imaginent l’IA en 2041 : dix nouvelles, dix commentaires d’expert. Les Arènes, 544 pages. Brillant sur les mécaniques, aveugle sur le politique. À lire l’optimisme comme un argument, pas une prophétie.
LireLos Angeles, 1981 : un narrateur nommé Bret Easton Ellis, dix sept ans, persuadé que le nouveau de sa classe est un tueur en série. Le grand retour de l’auteur d’American Psycho après treize ans. Robert Laffont, 600 pages, né en podcast. On ne tranchera jamais.
LireLe philosophe qui fut le premier mari de Hannah Arendt fait l’anatomie de la haine, puis la déclare périmée par les machines qui tuent sans haïr. Cent pages écrites en 1985, terriblement justes à l’ère des drones. Rivages poche.
LireSix cent soixante seize fragments écrits jusqu’à deux jours avant sa mort, en 1951. Wittgenstein répond au scepticisme : certaines certitudes ne sont pas des savoirs mais les gonds sur lesquels le doute lui même tourne. Gallimard, coll. TEL. Vertigineux et humble.
LireLe livre culte de l’extrême droite ésotérique, 1934. Evola, qui salua les lois raciales et préfaça les Protocoles, oppose la Tradition au monde moderne décadent. On le démonte, on ne l’épargne pas : comment une nostalgie esthétique devient un programme raciste.
LireUn philosophe athée et un rabbin s’écrivent pour parler de Dieu. On attend un duel, on obtient une alliance, parce qu’ils partagent déjà l’adversaire. Bouquins, 2022. Courtois et érudit, mais le vrai sujet n’est pas Dieu.
LireLe penseur d’extrême droite emballe sa misogynie dans Platon, le tantrisme et l’alchimie. La femme doit reconnaître son inégalité, le harem est un modèle. On démonte le vernis d’érudition : comment un préjugé se fait passer pour une voie spirituelle.
LireVienne, 1903 : un jeune homme prétend démontrer l’infériorité des femmes et des Juifs, puis se suicide à vingt trois ans. Misogynie et antisémitisme noués sous couvert de science. On le lit pour le diagnostiquer, jamais pour le croire. Wittgenstein l’avait déjà renversé.
LireL’historien traite le sionisme comme une question d’histoire : un nationalisme du XIXe siècle, antérieur à la Shoah, né en réponse à la judéophobie européenne. Gallimard, Folio Histoire, 1048 pages. Une thèse assumée et discutée, étayée par les archives.
LireLa sociologue ne conteste pas Dieu mais le concept de religion : un mot si large qu’il ne désigne plus rien. Elle le décompose en vingt trois fonctions, à la manière de Propp. Gallimard, 2026, 158 pages. Un petit livre qui force à reposer une évidence.
LireUn tueur à gages veut raccrocher et retrouver son amour de jeunesse, mais le système ne le laisse pas partir. Chef d'œuvre sec et politique du roman noir français, par Manchette.
LirePas un livre qui pleure sur le foot business : un programme. Quinze propositions concrètes pour rendre le football au peuple, de l’abolition du Ballon d’Or à l’actionnariat populaire. Éditions Divergences, 2026. Le foot business n’est pas une fatalité, c’est une politique.
LireLa Suisse a enterré le secret bancaire en grande pompe il y a dix ans. L’argent des dictateurs, des cartels et des caïds passe toujours par Genève et Zurich. Trente quatre récits, soixante ans d’affaires. Livreo-Alphil, 2019. Une enquête qui ne crie pas, elle documente.
LireLe meurtre réel et jamais élucidé d’une jeune femme à Los Angeles en 1947 vire à l’obsession destructrice pour deux flics. Sommet du roman noir, par James Ellroy.
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