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Victor Hugo, Les Misérables. Un homme traqué toute sa vie pour un pain volé, et la justice mise en accusation.
Jean Valjean, ancien forçat devenu juste, est traqué toute sa vie par une loi aveugle, dans une fresque de la misère et de la rédemption. Le grand roman social de Victor Hugo.
La rédaction3 min de lectureArt
C’est sans doute le roman français le plus lu au monde, et l’un des plus généreux. Les Misérables, publié par Victor Hugo en 1862, suit sur des décennies Jean Valjean, ancien forçat condamné au bagne pour avoir volé un pain afin de nourrir les enfants de sa sœur, et que la société poursuit sans relâche bien après qu’il est devenu un juste.
Face à lui, l’inspecteur Javert, incarnation d’une loi aveugle qui confond la justice avec la traque. Autour d’eux, une foule de destins : Fantine, ouvrière déchue contrainte à se vendre ; sa fille Cosette ; le gamin Gavroche ; les amants Marius et Cosette sur les barricades de l’insurrection de 1832. Hugo embrasse toute la société de son siècle.
Le roman est un acte politique autant qu’une œuvre d’art. Hugo y plaide pour les pauvres, dénonce la misère qui fabrique le crime, la prison qui ne corrige pas, le mépris social qui condamne avant tout jugement. C’est un cri contre une justice qui punit la pauvreté.

Hugo interrompt son récit par d’immenses digressions, sur Waterloo, sur les égouts de Paris, sur l’argot, sur les couvents. On peut s’en agacer ; on a tort. Ces fresques font du roman une cathédrale, une somme qui veut tout contenir, l’Histoire, la ville, l’âme humaine.
Le personnage de Jean Valjean est l’un des plus émouvants de la littérature : un homme que la bonté d’un évêque, un soir, arrache au mal, et qui passe ensuite sa vie à se racheter, à faire le bien, traqué pourtant jusqu’au bout. Sa trajectoire pose la question de la rédemption : un homme peut il échapper à ce que la société a décidé qu’il était ?
Porté par d’innombrables adaptations, devenu une comédie musicale jouée dans le monde entier, Les Misérables a une portée universelle. Sa dénonciation de l’injustice sociale n’a rien perdu de sa force.
À lire pour la puissance du souffle et pour la leçon d’humanité : nul n’est réductible à sa pire faute, et une société se juge à la manière dont elle traite ses misérables.
L’argument · d’après l’éditeur
Jean Valjean, ancien forçat devenu juste, est traqué toute sa vie par une loi aveugle, dans une fresque de la misère et de la rédemption. Le grand roman social de Victor Hugo.
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