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Fiodor Dostoïevski, Crime et châtiment. Un étudiant tue une vieille usurière pour prouver qu’il est au-dessus des lois. Puis sa conscience le rattrape.
Raskolnikov assassine une usurière pour prouver qu’il est au-dessus des lois, puis sa conscience le détruit. Le plus grand roman sur la culpabilité, par le maître russe.
La rédaction3 min de lectureArt
C’est le plus grand roman jamais écrit sur la culpabilité. Crime et châtiment, publié par Dostoïevski en 1866, suit Raskolnikov, étudiant pauvre de Saint Pétersbourg qui élabore une théorie : certains hommes supérieurs auraient le droit de transgresser la loi morale pour accomplir de grandes choses. Pour se le prouver, il assassine une vieille usurière.
Mais le crime parfait n’existe pas dans l’âme. À peine le meurtre commis, Raskolnikov sombre dans la fièvre, le délire, la terreur d’être démasqué. Le châtiment ne vient pas d’abord de la police, mais de l’intérieur : sa conscience se referme sur lui comme un piège. Dostoïevski fait du roman policier un drame métaphysique.
Face à lui, le juge Porphyre, qui joue au chat et à la souris, et Sonia, jeune femme contrainte à la prostitution pour nourrir les siens, qui incarne la pitié et la possibilité du rachat. Entre l’orgueil de la théorie et l’humilité de la souffrance, Raskolnikov cherche une issue.

Le roman démolit une idée qui hantait le dix neuvième siècle et qui hante encore le nôtre : celle du surhomme autorisé à tout, de l’individu d’exception au dessus de la morale commune. Dostoïevski montre que cette théorie, poussée à bout, mène au meurtre, et que celui qui s’y essaie se détruit lui même.
L’atmosphère de Saint Pétersbourg, ses taudis étouffants, sa chaleur, sa misère, est un personnage à part entière. Dostoïevski écrit la ville comme un cauchemar éveillé, à l’image de la conscience malade de son héros.
C’est aussi un livre sur la rédemption : pas une rédemption facile, mais l’idée que la reconnaissance de sa faute, la souffrance assumée, l’amour reçu, peuvent rouvrir un chemin. La dernière page laisse entrevoir une renaissance.
À lire comme un thriller philosophique qui ne lâche jamais, et comme l’un des grands démentis à toutes les théories qui prétendent placer certains hommes au dessus des autres.
L’argument · d’après l’éditeur
Raskolnikov assassine une usurière pour prouver qu’il est au-dessus des lois, puis sa conscience le détruit. Le plus grand roman sur la culpabilité, par le maître russe.
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