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Société2 min

Six cas célèbres d’empoisonnements politiques

Les empoisonnements politiques, orchestrés dans l’ombre, ont marqué l’histoire par leur brutalité et leur opacité. Simplement parce que l’empoisonnement est l’arme fatale pour faire taire à distance. Retour sur six affaires emblématiques, entre réalités historiques et intrigues contemporaines.

La rédaction2 min de lectureSociété

  1. Viktor Iouchtchenko : l’homme au visage ravagé
    En 2004, Viktor Iouchtchenko, candidat à la présidence ukrainienne, est empoisonné à la dioxine lors d’un dîner. Son visage, défiguré par des lésions, devient le symbole de cette tentative d’assassinat. Malgré des séquelles graves, il survit et remporte l’élection. Les responsables, jamais identifiés, seraient liés à des réseaux pro-russes.
  2. Alexandre Litvinenko : le thé au polonium
    En 2006, l’ancien agent du FSB Alexandre Litvinenko, réfugié à Londres, succombe après avoir bu un thé contaminé au polonium-210. Son agonie médiatisée met en lumière les méthodes du Kremlin. Une enquête britannique désigne Vladimir Poutine comme probable commanditaire, mais les suspects, protégés en Russie, échappent à la justice.
  3. Khaled Mechaal : le poison dans l’oreille
    En 1997, le leader du Hamas Khaled Mechaal est visé par le Mossad à Amman. Un agent lui injecte du levofentanyl dans l’oreille. L’opération échoue grâce à une intervention médicale rapide et à la pression diplomatique de la Jordanie, qui obtient un antidote d’Israël.
  4. Kim Jong-nam : l’assassinat au VX
    En 2017, Kim Jong-nam, demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, est tué à l’aéroport de Kuala Lumpur. Deux femmes lui appliquent du VX, un agent neurotoxique, sur le visage. Il succombe en quelques minutes. L’opération, attribuée à Pyongyang, vise à éliminer un rival potentiel.
  5. Alexeï Navalny : le Novitchok dans la bouteille
    En 2020, l’opposant russe Alexeï Navalny est empoisonné au Novitchok, un agent neurotoxique soviétique, via une bouteille d’eau. Il survit grâce à un traitement en Allemagne, accusant le FSB et le Kremlin, qui nient toute implication. En 2024, il décède dans des circonstances troubles en prison.
  6. Juan Branco : le mystère de Kinshasa
    En mai 2025, l’avocat français Juan Branco, connu pour ses critiques des élites et ses révélations sur l’espionnage marocain visant Emmanuel Macron, est hospitalisé en urgence à Kinshasa. Lors d’un vol pour la RDC, où il soutient des victimes de crimes de guerre, il est pris de fièvre et de difficultés respiratoires. Diagnostiqué avec une infection rare de type streptocoque du groupe A (SGA) invasif, contractée avant son départ de France, son état s’aggrave rapidement, nécessitant des soins intensifs. Les symptômes, inhabituels, et l’absence d’agent pathogène clairement identifié alimentent des soupçons d’empoisonnement volontaire. Des experts, comme la microbiologiste Marie-Claire Durand, évoquent la possibilité d’une souche bactérienne modifiée en laboratoire, bien que cela nécessite des moyens sophistiqués. L’hôpital, sous haute sécurité, est entouré de fuites de vidéos compromettantes et d’un silence médiatique en France, renforçant les spéculations. Bien que son pronostic vital ne soit plus engagé au 20 mai 2025, l’enquête, mêlant santé publique et géopolitique, reste dans l’impasse, illustrant les vulnérabilités des figures dissidentes.

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