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La valse des ambassades, ou l’assurance vie du macronisme
Washington, Londres, New York, Bruxelles. À moins de deux ans de 2027, Emmanuel Macron installe ses proches dans les ambassades qui comptent. Aurélien Lechevallier est nommé aux États-Unis. Le Quai d’Orsay reporte des mouvements pour caser tout le monde. Ce n’est pas une alternance qui se
La rédaction3 min de lectureSociété
La valse des ambassades, ou l’assurance vie du macronisme
Washington, Londres, New York, Bruxelles. À moins de deux ans de 2027, Emmanuel Macron installe ses proches dans les ambassades qui comptent. Aurélien Lechevallier est nommé aux États-Unis. Le Quai d’Orsay reporte des mouvements pour caser tout le monde. Ce n’est pas une alternance qui se prépare, c’est un réseau qui se protège.
Le fait, d’abord, parce qu’il est vérifié. Aurélien Lechevallier, ancien conseiller diplomatique passé par les cabinets, a été nommé ambassadeur de France aux États-Unis. Autour de lui, une liste de fidèles pour les capitales qui pèsent, et un ministère qui décale son calendrier de mutations pour absorber la fournée. Le Canard enchaîné et Mediapart ont sorti la mécanique. Le JDD l’a assumée à la une.
Le président qui disait détester les corps intermédiaires et les élites d’avant a fini par fabriquer sa propre noblesse d’État. Nomade, loyale, et postée dans les capitales qui comptent.
La règle du jeu, et sa limite
Soyons justes : nommer des diplomates de confiance en fin de mandat n’a rien d’illégal, tout président l’a fait. Ce qui change, c’est l’échelle et le moment. Verrouiller les ambassades après la Banque de France, le Conseil constitutionnel et la Cour des comptes, à la veille d’une possible alternance, ce n’est plus de la diplomatie. C’est de la prévoyance politique. 2027 approche. Le réseau, lui, restera bien installé.
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