« Les banques se gavent pendant que la crise approche » : l’alerte d’Éric Toussaint
Sur ELUCID, l’economiste Eric Toussaint decrit des grandes banques qui engrangent des profits records sur l’argent public et la dette, pendant qu’une prochaine crise financiere se prepare.
« Les banques se gavent pendant que la crise approche » : l’alerte d’Éric Toussaint
Pendant que les ménages comptent chaque euro, les grandes banques affichent des profits records. Sur ÉLUCID, l’économiste Éric Toussaint décrit une mécanique simple : des banques qui se gavent sur l’argent public et la dette, et une prochaine crise qu’on prépare en regardant ailleurs.
La thèse, portée par Éric Toussaint, spécialiste de la dette, est limpide. Les grandes banques engrangent des marges colossales grâce aux taux élevés et à la garantie implicite de l’État, celle qui dit que jamais on ne les laissera tomber. Elles privatisent les profits en période faste et savent qu’elles socialiseront les pertes au prochain krach. Le « too big to fail » n’est pas une menace pour elles : c’est une assurance.
▶ REGARDERLes banques mafieuses se gavent pendant que la crise se rapproche
ÉLUCID · Éric Toussaint
On a déjà vu le film. 2008 : les profits étaient privés, l’addition fut publique. Quinze ans plus tard, la concentration bancaire est plus forte, la dette plus haute, et les mêmes acteurs jouent la même partie avec les mêmes filets. La fragilité n’a pas disparu, elle a changé d’étage.
On privatise les profits, on nationalise les krachs. C’est ça, la banque.
la mécanique du filet
Soyons justes, c’est une analyse hétérodoxe, et l’effondrement n’est pas une date sur un calendrier. Mais le motif, lui, est documenté : la même concentration financière qui possède une partie de la presse possède aussi le risque. Et le jour où ça casse, ce ne sont jamais les actionnaires qui paient en premier. C’est toi.
▸ Bureau de Tendances Prédictives
Retenez la règle, elle ne change jamais. Tant que les profits restent privés et les pertes publiques, la prudence n’a aucune raison d’exister. Une banque qui sait qu’on la sauvera prend tous les risques, c’est rationnel. La prochaine crise ne sera pas un accident. Elle sera la facture d’une assurance qu’on a signée à ta place.