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L’emprise n’a pas besoin de violence. Un procès à Paris le rappelle

Un ingénieur SNCF de 45 ans comparaît devant la cour criminelle de Paris, accusé de viols sur une adolescente de 13 à 16 ans rencontrée chez sa tante. La victime décrit une emprise sexuelle et sentimentale.

La rédaction1 min de lectureSociété

L’emprise n’a pas toujours le visage qu’on imagine. Pas de monstre. Un homme ordinaire. Un ingénieur, un métier, une famille autour.

Ce vendredi, un homme de 45 ans comparaît devant la cour criminelle départementale de Paris. Il est accusé de viols commis entre 2018 et 2021, à Paris et en banlieue, sur une adolescente alors âgée de 13 à 16 ans. Selon Le Parisien, il l’avait rencontrée chez sa tante. La jeune fille décrit une situation d’emprise, à la fois sexuelle et sentimentale. Il est présumé innocent jusqu’au verdict.

Le mot qui dit tout

Emprise. Le terme revient dans presque tous ces dossiers. Il dit une chose simple et terrible. La violence n’a pas besoin d’être brutale pour briser. Elle peut être douce, patiente, déguisée en affection. Elle s’installe dans la durée. Elle prend la place du discernement.

C’est ce qui rend ces procès si difficiles. Il n’y a pas toujours de cri, pas toujours de trace. Il y a une enfance capturée, et des années pour en mesurer les dégâts.

La cour criminelle départementale jugera les faits. Mais le procès, lui, raconte déjà autre chose. Comment, dans le cercle le plus proche, là où l’on baisse la garde, une confiance peut se retourner en piège.

Source · Le Parisien.

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