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CoreWeave porte 640 millions d’intérêts au deuxième trimestre, ses obligations rapportent désormais 15 %
Le 14 octobre, l’action CoreWeave a perdu jusqu’à 16 % et ses obligations 2032 ont glissé sous 80 cents, pour un rendement de 15 %. Le loueur de puces de l’IA affiche 104 milliards de commandes et 35,6 milliards de dette.
Zoé de Sagan2 min de lectureSociété
- Le 14 octobre 2026, l’action CoreWeave a perdu jusqu’à 16 % et ses obligations non garanties à échéance 2032 sont passées sous 80 cents, pour un rendement d’environ 15 %.
- Au deuxième trimestre, la société a enregistré 640 millions de dollars de charge d’intérêts nette et perdu 626 millions.
- Fin juin, sa dette atteignait 35,6 milliards de dollars, face à un carnet de commandes de 104 milliards.
Alpha compte les temps. Juin 2026 : CoreWeave emprunte 1,25 milliard de dollars à 9,625 %, à rembourser en 2032. Été : le rendement tourne autour de 9 %. Mercredi 14 octobre : le même papier se traite autour de 79,5 cents pour 1 dollar, d’après Barron’s cité par Forbes. Le rendement passe à 15,06 %. Le prêteur ne demande plus un loyer. Il demande une prime de risque.
coupon 9,625 % · prix 79,5 cents · rendement 15,06 %
I · Le loueur de pelles
CoreWeave ne fabrique rien. Elle achète des puces Nvidia, les branche, et les loue aux géants de l’IA. Au deuxième trimestre, le chiffre d’affaires grimpe de 112 % à 2,58 milliards de dollars. Le coût des revenus, lui, grimpe de 181 %. Perte du trimestre : 626 millions. Charge d’intérêts nette : 640 millions. Les prêteurs encaissent plus que la société ne perd.
Fin juin, 35,6 milliards de dette en principal. 4,4 milliards à rembourser d’ici la fin 2026, 6,2 milliards en 2027. En face, 15,6 milliards de liquidités, lignes de crédit comprises, dont 5,5 en cash, selon Forbes.
4,4 + 6,2 = 10,6 milliards dus d’ici fin 2027, pour 15,6 milliards de liquidités, lignes de crédit comprises
II · Trois clients, un gage
Trois clients pèsent 36 %, 26 % et 10 % du chiffre d’affaires du trimestre. Le carnet affiche 104 milliards de commandes. Le gage des prêteurs, ce sont les puces elles-mêmes : Nvidia dit qu’elles servent une décennie, des créanciers les amortissent sur 3 ou 4 ans. Le 8 octobre déjà, l’action avait perdu près de 8 % sur un chiffre d’OpenAI moins rond que prévu, rapporte Startup Fortune. Le cofondateur Brannin McBee a dit au Financial Times vouloir puiser dans le capital des assureurs, qu’il juge pratiquement illimité. Côté patron, Mike Intrator a répondu par un mémo interne et jugerait les investisseurs irrationnels, rapporte Crypto Briefing. Le marché, lui, a coté.
La maison suit ce circuit depuis des mois : Nvidia qui sous-loue ses propres puces à son propre client, le financement circulaire entre Nvidia et OpenAI, SoftBank qui finit de payer OpenAI à crédit, et Nvidia qui rachète ses propres actions. Ce matin, chez Kroger, l’IA paie 3 000 suppressions de postes. Ici, ce sont les prêteurs qui paient la fête. L’Oracle z/S, lui, ne loue aucune puce à crédit.
- CoreWeave Bonds Are Warning Of A Bigger Problem For AI Stocks, Forbes, 14 octobre 2026
- CoreWeave bond yields near 15 percent as stock sinks on AI debt fears, Startup Fortune, 15 octobre 2026
- CoreWeave CEO Mike Intrator says the market is acting irrationally, Crypto Briefing, octobre 2026
- CoreWeave shares tumble as bond yields near 15% on concern about AI borrowing binge, CNBC, 14 octobre 2026
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