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159 000 euros pour réfléchir à ce que sept services font déjà
L’Éducation nationale cherche un expert de haut niveau. Sa mission : réfléchir pendant un an à l’orientation des élèves entre la 3e et le post bac. Sa rémunération possible, traitement et indemnités cumulés : près de 159 000 euros. Une tâche déjà exercée par l’Onisep, la DGESCO, la DGESIP,
La rédaction3 min de lectureSociété
159 000 euros pour réfléchir à ce que sept services font déjà
L’Éducation nationale cherche un expert de haut niveau. Sa mission : réfléchir pendant un an à l’orientation des élèves entre la 3e et le post bac. Sa rémunération possible, traitement et indemnités cumulés : près de 159 000 euros. Une tâche déjà exercée par l’Onisep, la DGESCO, la DGESIP, les rectorats, les CIO et les psychologues scolaires.
L’avis est public, il est au Journal officiel. Un emploi d’expert de haut niveau, un an de réflexion, un objet : l’orientation, ce continent que l’État cartographie déjà avec sept administrations. Le traitement peut monter jusqu’à 81 935 euros, l’indemnité jusqu’à 77 000, plus un bonus annuel. On additionne, on obtient un salaire de patron pour une note que n’importe quel rectorat produit chaque trimestre.
L’État ne manque pas d’experts de l’orientation. Il en a sept services. Il lui manque apparemment un expert pour se souvenir qu’il les a déjà.
Le contre argument, pour être honnête
On peut plaider la coordination. Sept services qui font la même chose sans se parler, c’est peut être justement le problème qu’un expert unique viendrait régler. L’intention se défend. Reste la note. À 159 000 euros l’année de réflexion, le remède coûte le prix de la maladie. Et rien ne garantit qu’au bout de l’an, la huitième couche d’expertise parle enfin aux sept autres.
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