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Bob Carlos Clarke : Love Dolls Never Die
La rédaction3 min de lectureArt
Avant son suicide, le photographe Bob Carlos Clarke a écrit en 2004 un texte pour expliquer le contenu de sa dernière exposition. Impossible de faire mieux alors on vous laisse ici sa pensée, à la virgule près :
Love Dolls Never Die offre une vision sensuelle et ironique de la relation pesante qui règne actuellement entre les sexes. Alors que les femmes britanniques deviennent de plus en plus fortes et plus masculines, plus sexy, débridées, riches, exigeantes et généralement moins accommodantes, les hommes ont adopté des serre-têtes dans les cheveux, prennent soin de leur peau, et peuvent se mettre à pleurer au moins deux fois par mois. Il est peu surprenant, dès lors, que le chromosome Y affaibli tende à l’extinction totale.
Un monde sans hommes mettra peut-être 100 000 ans à advenir, mais le processus est déjà bien engagé. En Grande-Bretagne, où les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans toutes les tranches d’âge au-dessus de 20 ans, le taux de spermatozoïdes est en chute libre, et les pères, séparés de leur progéniture, enfilent des déguisements avant de menacer de se tuer en sautant du haut de grues ou de grands immeubles.































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