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# Suicide Social
- URL: https://apar.tv/suicide-social/
- Published: 1970-01-01T00:00:00.000Z
- Updated: 2026-08-22T08:37:44.000Z
- Author: La rédaction
- Tags: Art, #Import 2026-11-05 16:10

Aujourd’hui sera le dernier jour de mon existence  
La dernière fois que je ferme les yeux  
Mon dernier silence  
J’ai longtemps cherché la solution à ces nuisances  
Ca m’apparait maintenant comme une évidence  
Fini d’être une photocopie  
Finis la monotonie, la lobotomie  
Aujourd’hui je mettrai ni ma chemise ni ma cravate  
J’irai pas jusqu’au travail, je donnerais pas la patte  
Adieu les employés de bureau et leur vie bien rangée  
Si tu pouvais rater la tienne ça les arrangerait  
ça prendrait un peu de place dans leur cerveau étriqué  
ça les conforterait dans leur médiocrité  
Adieu les représentants grassouillets  
Qui boivent jamais d’eau comme si ils n’voulaient pas se mouiller  
Les commerciaux qui sentent l’aftershave et le cassoulet  
Mets de la mayonnaise sur leur malette ils se la boufferaient  
Adieu, adieu les vieux comptables séniles  
Adieu les secrétaires débiles et leurs discussions stériles  
Adieu les jeunes cadres fraîchement diplômés  
Qu’empileraient les cadavres pour arriver jusqu’au sommet  
Adieu tous ces grands PDG  
Essaies d’ouvrir ton parachute doré quand tu te fais défenestrer  
Ils font leur beurre sur des salariés désespérés  
Et jouent les vierges effarouchées quand ils se font séquestrer  
Tous ces fils de quelqu’un  
Ces fils d’une pute snob  
Qui partagent les trois quarts des richesses du globe  
Adieu ces petits patrons  
Ces beaufs embourgeoisés  
Qui grattent des RTT pour payer leurs vacances d’été  
Adieu les ouvriers, ces produits périmés  
C’est la loi du marché mon pote, t’es bon qu’à te faire virer  
ça t’empêchera d’engraisser ta gamine affreuse  
Qui se fera sauter par un pompier qui va finir coiffeuse  
Adieu la campagne et ses familles crasseuses  
Proche du porc au point d’attraper la fièvre aphteuse  
Toutes ces vieilles, ces commères qui se bouffent entre elles  
Ces vieux radins et leurs économies de bouts de chandelle  
Adieu cette France profonde  
Profondément stupide, cupide, inutile, putride  
C’est fini vous êtes en retard d’un siècle  
Plus personne n’a besoin de vos bandes d’incestes  
Adieu tous ces gens prétentieux dans la capitale  
Qu’essaient de prouver qu’ils valent mieux que toi chaque fois qu’ils te parlent  
Tous ces connards dans la pub, dans la finance  
Dans la com’, dans la télé, dans la musique, dans la mode  
Ces parisiens, jamais content, médisants  
Faussement cultivés, à peine intelligent  
Ces répliquants qui pensent avoir le monopole du bon goût  
Qui regardent la province d’un oeil méprisant  
Adieu les sudistes abrutis par leur soleil cuisant  
Leur seul but dans la vie c’est la troisième mi-temps  
Accueillant, soit disant  
Pff, ils te baisent avec le sourire  
Tu peux le voir à leur façon de conduire  
Adieu, adieu ces nouveaux fascistes  
Qui justifient leur vie de merde par des idéaux racistes  
Devenu néo-nazis parce que t’avais aucune passion  
Au lieu de jouer les SS, trouve une occupation  
Adieu les piranhas dans leur banlieue  
Qui voient pas plus loin qu’le bout de leur haine au point qu’ils se bouffent entre eux  
Qui n’sont agressif une fois qu’ils sont à 12  
Seuls ils lèveraient pas le petit doigt dans un combat de pouce  
Adieu les jeunes moyen les pires de tous  
Ces baltringues supportent pas la moindre petite secousse  
Adieu les fils de bourges  
Qui possèdent tout mais ne savent pas quoi en faire  
Donne leur l’Eden ils t’en font un Enfer  
Adieu tous ces profs dépressifs  
T’as raté ta propre vie comment tu comptes élever mes fils?  
Adieu les grevistes et leur CGT  
Qui passent moins de temps à chercher des solutions que des slogans pétés  
Qui fouettent la défaite du survét’ au visage  
Transforme n’importe quelle manif’ en fête au village  
Adieu les journalistes qui font dire ce qu’ils veulent aux images  
Vendraient leur propre mère pour écouler quelques tirages  
Adieu la ménagère devant son écran  
Prête à gober la merde qu’on lui jette entre les dents  
Qui pose pas de question tant qu’elle consomme  
Qui s’étonne même plus de se faire cogner par son homme  
Adieu, ces associations bien-pensante  
Ces dictateurs de la bonne conscience  
Bien content qu’on leur fasse du tort  
C’est à celui qui condamnera le plus fort  
Adieu lesbiennes refoulées, surexcitées  
Qui cherchent dans leur féminité une raison d’exister  
Adieu ceux qui vivent à travers leur sexualité  
Danser sur des chariots ? C’est ça votre fierté ?  
Les bisounours et leur pouvoir de l’arc-en-ciel  
Qui voudraient me faire croire qu’être hétéro c’est à l’ancienne  
Tellement, tellement susceptible  
Pour prouver que t’es pas homophobe faudra bientôt que tu suces des types  
Adieu ma nation, tous ces incapables dans les administrations  
Ces rois de l’inaction  
Avec leur bâtiments qui donnent envie de vomir  
Qui font exprès d’ouvrir à des heures où personne peut venir  
Béééh, tous ces moutons pathétiques  
Change une fonction dans leur logiciel ils se mettent au chômage technique  
à peu près le même Q.I. que ces saletés de flics  
Qui savent pas construire une phrase en dehors de leurs sales répliques  
Adieu les politiques, en parler serait perdre mon temps  
Tout le système est complètement incompétent  
Adieu les sectes, adieu les religieux  
Ceux qui voudraient m’imposer des règles pour que je vive mieux  
Adieu les poivrots qui rentrent jamais chez eux  
Qui préfèrent se faire enculer par la Française des Jeux  
Adieu les banquiers verreux  
Le monde leur appartient  
Adieu tous les pigeons qui leur mangent dans la main  
J’comprends que j’ai rien à faire ici quand j’branche la 1  
Adieu la France de Joséphine Ange-gardien  
Adieu les hippies leur naïveté qui changera rien  
Adieu les SM libertins et tous ces gens malsains  
Adieu ces pseudos artistes engagés  
Plein de banalités démagogues dans la trachée  
Ecouter des chanteurs faire la morale ça me fait chier  
Essaies d’écrire des bonnes paroles avant d’la prêcher  
Adieu les p’tits mongoles qui savent écrire qu’en abrégé  
Adieu les sans papiers, les clochards tous ces tas de déchets, j’les hais  
Les sportifs, les hooligans dans les stades, les citadins, les bouseux dans leur étables  
Les marginaux, les gens respectables  
Les chômeurs, les emplois stables, les génies, les gens passables  
De la plus grande crapule à la médaille du mérite  
De la première dame au dernier trav’ du pays…