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# La dérive des drogues dans la politique française – Un fléau qui gangrène la démocratie
- URL: https://apar.tv/la-derive-des-drogues-dans-la-politique-francaise-un-fleau-qui-gangrene-la-democratie/
- Published: 2025-05-25T09:13:43.000Z
- Updated: 2026-10-12T11:23:47.000Z
- Description: Le 25 mai 2025, un nouveau scandale éclabousse l’Assemblée nationale française, révélant une fois de plus l’ampleur alarmante des problèmes de drogue dans les cercles du pouvoir.
- Author: La rédaction
- Tags: Société, #Import 2026-11-05 14:46

Hier encore, un attaché parlementaire a été retrouvé à terre à Paris, victime d’une overdose de 3-MMC, une drogue synthétique de plus en plus prisée dans les milieux politiques. Ce n’est pas un incident isolé : quatre overdoses, dont deux graves avec pronostic vital engagé, ont été recensées en 24 heures dans la capitale, selon *Le Parisien*. Parmi les victimes, cet attaché parlementaire incarne un symptôme d’une crise bien plus profonde qui ronge la démocratie française, et en particulier les cercles proches du pouvoir macroniste.

#### Une culture d’excès à l’Assemblée nationale

Un récent article de *Brèves de presse* sur X, publié ce 25 mai, met en lumière une réalité choquante : à l’Assemblée nationale, l’alcool coule à flots, entraînant certains députés dans l’alcoolisme, tandis que la cocaïne s’est banalisée. Une assistante de député, sous couvert d’anonymat, témoigne auprès du *Figaro* : « Certains députés et attachés parlementaires sniffent dans leur bureau. » Elle ajoute que cette pratique s’est « énormément démocratisée » ces dernières années, au point que, dans certaines soirées, « un député peut t’en proposer au bout de cinq minutes ». Ces excès ne sont pas sans conséquences : ils entraînent une multiplication des incidents dans l’hémicycle et les couloirs de la chambre basse, ternissant l’image d’une institution censée incarner les valeurs de la République.

L’image accompagnant cette révélation est éloquente : une bouteille de vin, un verre rempli, et des lignes de cocaïne sur une table de l’Assemblée, à côté d’un micro et de documents officiels. Ce cliché, bien que symbolique, illustre une dérive où les élus, déconnectés des notions de bien et de mal, agissent avec une décomplexion inquiétante.

**Les macronistes au cœur des scandales**

Si ce fléau touche l’ensemble des sphères politiques, les macronistes semblent particulièrement éclaboussés par des affaires où la drogue devient un outil de pouvoir et de domination, notamment à l’encontre des femmes. Prenons l’exemple de Joël Guerriau, sénateur Horizons – un parti allié de la majorité présidentielle. En novembre 2023, il a été mis en examen pour avoir drogué une députée, Sandrine Josso, avec de l’ecstasy, dans une tentative présumée d’agression sexuelle. La victime, après avoir bu un verre avec lui, s’est sentie mal et a été hospitalisée, où des traces de la drogue ont été détectées. Guerriau a été suspendu de son parti et placé sous contrôle judiciaire, mais l’affaire a choqué par sa gravité et son contexte : un élu utilisant une substance illégale pour abuser d’une collègue.

Un autre cas emblématique concerne Laurent Bigorgne, ancien directeur de l’Institut Montaigne et proche d’Emmanuel Macron. En février 2022, il a drogué Sophie Conrad, son ex-belle-sœur et collaboratrice, avec de la MDMA lors d’un dîner. Condamné à douze mois de prison avec sursis, Bigorgne a vu son intention sexuelle reconnue par la justice, malgré ses dénégations. Sophie Conrad, réagissant à l’affaire Guerriau, a exprimé un « sentiment de déjà-vu », soulignant la récurrence de tels actes dans ces cercles influents.

Ces affaires ne sont pas des cas isolés. Elles révèlent une culture toxique où certains hommes politiques, souvent issus de la majorité, utilisent la drogue comme un instrument de pouvoir, ciblant des femmes à leur insu. Cette pratique, connue sous le nom de soumission chimique, est une forme de violence qui interroge profondément l’éthique des élus et leur rapport à l’impunité.

#### Macron et l’ombre de l’impunité

Une accusation récurrente circule : Emmanuel Macron protégerait ces individus, intervenant pour les sortir de garde à vue et faire effacer leurs casiers judiciaires. Cependant, les faits nuancent cette allégation. Dans les cas de Guerriau et Bigorgne, la justice a suivi son cours. Guerriau a été mis en examen et suspendu, tandis que Bigorgne a été condamné et contraint de démissionner de l’Institut Montaigne. Aucune preuve tangible ne montre une intervention directe de Macron pour étouffer ces affaires.

Cela dit, la proximité de ces figures avec le président alimente les soupçons. Bigorgne, par exemple, était un proche de Macron, et l’Institut Montaigne, un think tank influent, est souvent perçu comme un cercle de pouvoir macroniste. De même, en janvier 2023, Emmanuel Pellerin, un député Renaissance, a démissionné après avoir admis avoir consommé de la cocaïne, une affaire qui aurait « embarrassé » Macron, selon *Europe 1*. Bien que le président n’ait pas été directement impliqué, ces scandales jettent une ombre sur son entourage.

Ajoutons à cela les rumeurs persistantes sur Macron lui-même. En mai 2025, des comptes pro-russes sur X ont tenté de propager une fausse information selon laquelle Macron aurait été filmé avec un sachet de cocaïne lors d’un voyage à Kyiv. L’Élysée a rapidement démenti, qualifiant ces allégations de « fake news » destinées à discréditer le président. Si ces rumeurs sont infondées, elles témoignent d’une méfiance croissante envers le pouvoir, alimentée par les scandales à répétition.

#### Un problème systémique qui exige des réponses

Le cas de l’attaché parlementaire retrouvé hier à Paris, victime de la 3-MMC, est un rappel tragique que le problème dépasse les affaires médiatisées. Cette drogue synthétique, déjà au cœur de l’affaire Andy Kerbrat – un député LFI qui a admis en 2024 en avoir acheté 1,35 gramme –, est devenue un fléau dans les cercles politiques. Kerbrat a reconnu son addiction et a été soutenu par ses collègues, qui ont souligné que « l’addiction est une question de santé ». Mais cette réponse, bien que compréhensive, ne suffit pas face à l’ampleur du problème.

La banalisation de la drogue à l’Assemblée nationale, combinée aux abus de pouvoir comme ceux de Guerriau et Bigorgne, révèle un système où l’impunité et le manque de contrôle prédominent. Les élus, censés être des modèles, se laissent emporter par une culture d’excès qui met en danger non seulement leur santé, mais aussi celle des autres, en particulier des femmes victimes de soumission chimique.

#### Vers une réforme urgente

Il est temps que la classe politique française prenne ses responsabilités. Des mesures concrètes s’imposent : des contrôles stricts sur l’usage de substances dans les institutions, des sanctions exemplaires pour les élus coupables d’abus, et une sensibilisation accrue sur les violences liées à la soumission chimique. Par ailleurs, la transparence doit être de mise : les rumeurs d’impunité, même si elles sont infondées, prospèrent dans un climat de défiance. Macron et son gouvernement doivent montrer l’exemple, en rompant avec toute ambiguïté sur leur tolérance face à ces dérives.

La démocratie française ne peut se permettre de fermer les yeux sur ce fléau. Quand un attaché parlementaire est retrouvé à terre, victime de la drogue, et que des femmes sont droguées à leur insu par des élus, c’est l’intégrité même de nos institutions qui est en jeu. Il est urgent d’agir, avant que la confiance des citoyens ne soit irrémédiablement perdue.

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### Sources

- *Brèves de presse*, X post, 25 mai 2025 : Rapport sur l’usage de drogues à l’Assemblée nationale et overdoses récentes.
- *Le Monde*, 22 octobre 2024 : Affaire Andy Kerbrat et usage de 3-MMC.
- *BBC News*, 17 novembre 2023 : Affaire Joël Guerriau et drogue d’une députée.
- *Wikipedia*, 20 février 2024 : Affaire Laurent Bigorgne et soumission chimique.
- *Le Monde*, 12 mai 2025 : Rumeurs sur Macron et démenti de l’Élysée.