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JAMIE ISAIA, ÉLOGE DE LA LENTEUR
La rédaction1 min de lectureArt
Jamie Isaia filme comme Quentin Tarantino écrit des dialogues. En prenant son temps, en disant la langueur avec éloquence, mais en suggérant la tension avec violence. C’est que la vitesse, si elle exalte le cœur, ne permet pas d’installer une dichotomie. Non. Pour le paradoxe, il faut du temps.
Celui de se glisser dans un univers sans frontière. Celui de se perdre. De ne pas saisir.
Prendre le temps de laisser échapper.
Regarder un film de Jamie Isaia donne l’impression de laisser glisser entre ses doigts le sable le plus fin du monde.
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